Concert 4

Florestan Darbellay, violoncelle – Girolamo Bottiglieri, premier violon – Caroline Cohen Adad, alto – Raya Raytcheva, second violon.                    © Nicolas Dupraz

Grandson classique

Quatuor à cordes TERPSYCORDES

et Clara MELONI, soprano

Dimanche 21 avril 2024 à 18 h, Eglise St-Jean-Baptiste de Grandson

Au programme:

Luigi Boccherini: Quatuor op. 33 no 5 en Sol Majeur

Giuseppe Verdi: Quatuor en mi mineur

Giacomo Puccini: Crisantemi

Ottorino Respighi: Il Tramonto, pour voix et quatuor à cordes avec soprano

 

Le Quatuor Terpsycordes a été fondé en 1997 et il est basé à Genève. Récompensé lors de nombreux concours internationaux, dont un Premier Prix à Genève en 2001, ce carré d’archets a su faire rayonner une alchimie de quatre musiciens, homogènes et complémentaires, en se montrant radical et audacieux dans la lecture des œuvres. Il garde toujours à l’oreille le souffle de la muse Terpsichore, fille de musique qui relie le geste et l’esprit : Terre, psy, cordes.

A la scène comme sur disque, les Terpsycordes prônent l’éclectisme. Leurs enregistrements, tous salués par la presse spécialisée, reflètent cette volonté de toucher l’essence du texte dans une démarche alliant rigueur et fantaisie.

Clara Meloni se produit en récital, tant de musique ancienne que de musique contemporaine, dans les grands festivals d’Europe en Angleterre, Autriche, Allemagne, Espagne, en Suisse et jusqu’au Kazakhstan. Son amour pour tous les styles de la musique classique et sa souplesse vocale lui permettent de se produire dans plusieurs répertoires, des mélodies de Monteverdi à l’opéra Anschlag du compositeur suisse Michael Wertmüller.

Boccherini, quatuor op. 33 n. 5 en Sol Majeur (1781)

Le quatuor à cordes occupe la première place dans le catalogue de compositions de L. Boccherini. Ayant tout le don de la mélodie, Boccherini était un véritable magicien des sons, un inlassable inventeur de pensées musicales. Il avait commencé sa carrière comme virtuose de violoncelle, et c’est par le biais du solo (concerto et sonate) qu’il en était venu à s’intéresser au quatuor à cordes. Boccherini devait s’y consacrer toute sa vie durant : de sa première œuvre (publiée en 1767 comme op. 2) jusqu’à sa dernière inachevée de 1804, quarante-cinq ans plus tard, jamais il ne s’est laissé influencer par les demandes ou les goûts versatiles de ses commanditaires et employeurs. On reconnait immédiatement sa parfaite maîtrise des formes, et il apporte ainsi une indéniable contribution au répertoire du quatuor à cordes de l’époque. Les six quatuors de l’opus 33 sont en deux mouvements.

Verdi : Quatuor en mi mineur

Seule incursion de Verdi dans le domaine de la musique de chambre, ce Quatuor est composé à l’époque de la représentation d’Aïda à Naples en 1873. Année de composition de son Requiem, marquée par un bouleversement stylistique dont Verdi était vraisemblablement conscient : « Il me semble que je suis devenu une personne sérieuse », dira-t-il. Cette pièce, dans laquelle on entend des échos de la Valse de Macbeth ainsi que du Falstaff, demeure l’un des chefs-d’œuvre incontestables du répertoire instrumental du XIXe siècle.

Puccini : Crisantemi pour quatuor à cordes

Composée en une seule nuit en janvier 1890, Crisantemi est une sublime pièce élégiaque, nommée d’après la fleur du deuil et de l’héroïsme dans la tradition italienne. On y retrouve deux mélodies que le compositeur réutilisera dans le dernier acte de son opéra Manon Lescaut qui verra le jour trois ans plus tard, en 1893.

Respighi: Il Tramonto, pour voix et quatuor à cordes avec Clara Meloni, soprano

Sorte d’oratorio, voire même d’opéra en miniature, Il Tramonto est composé en 1914, d’après le poème The Sunset de P. B. Shelley. Il met en musique une histoire d’amour qui se termine en tragédie. Que le climat soit à la tendresse, à la contemplation, à la joie ou à la tristesse, ce n’est là que poésie musicale, avec une intense expressivité, une instrumentation cristalline et pittoresque et des harmonies délicates. L’idée principale, magistralement déployée, façonne la musique jusqu’à la toute fin, entre récitatif et ariosos.

Photo: Clara Meloni par Rebecca Meier