Concert 1

Grandson Classique

Chœur NOVANTIQUA de Sion - direction Sylvain Jaccard

Temple St-Jean-Baptiste de Grandson,
dimanche 8 novembre 2026 à 17 h

Au programme: « EX TENEBRIS LUX »

Début novembre, les jours raccourcissent. La Toussaint et la commémoration des défunts viennent de nous rappeler ceux qui ne sont plus là, tandis que Noël paraît encore loin. C’est dans ce moment de l’année que s’inscrit ce programme : il commence par la douleur et s’achève avec les chants d’une naissance.

Chez Carlo Gesualdo, les textes de la Passion trouvent une expression particulièrement saisissante. L’âme est triste, les yeux sont obscurcis par les larmes, les ténèbres recouvrent la terre. Les dissonances et les changements brusques de couleur donnent à ces mots une force troublante. Cette musique a plus de quatre cents ans ; elle semble pourtant nous parler de très près.

L’Ave dulcissima Maria amorce un changement. La souffrance reste présente, mais elle s’adresse désormais à quelqu’un dont elle attend une aide. Les deux pièces de Thomas Tallis, puis l’Ave Maria de Bruckner et l’O Padre Nostro de Verdi poursuivent ce mouvement. La prière y prend des formes différentes : demande de pardon, promesse de réconfort, invocation fervente. Au centre du programme, ces œuvres ménagent un temps de recueillement.

Viennent ensuite les Quatre motets pour le temps de Noël de Francis Poulenc. Pourquoi Noël dès le mois de novembre ? Parce que la naissance apporte ici une réponse à la douleur des premières pièces. Poulenc en restitue aussi bien le mystère que la joie : le silence autour de l’enfant, le récit des bergers, l’étoile aperçue, puis l’élan de la célébration.

Les derniers chants nous ramènent à des mélodies plus familières. Avec The First Nowell, Froids aquilons, O nuit brillante et Silent Night, le concert rejoint une tradition que chacun reçoit avec ses propres souvenirs. Ils annoncent Noël alors que nous entrons à peine dans la saison froide.

Les œuvres

Carlo Gesualdo (1566-1613) : Tristis est anima mea ; Caligaverunt oculi mei ; Tenebræ factæ sunt ; O vos omnes ; Ave dulcissima Maria

Thomas Tallis (1505-1585) : Purge me, O Lord ; If ye love me

Anton Bruckner (1824–1896) : Ave Maria (WAB 8)

Giuseppe Verdi (1813-1901) : O Padre Nostro

Francis Poulenc (1899–1963) : O magnum mysterium ; Quem vidistis pastores, dicite ; Videntes stellam ; Hodie Christus natus est

Trad (arr. Ola Gjeilo) : The first Nowell

Jean-Baptiste Moreau (1656-1733) : Froids aquilons

Trad (harm. Joseph Bovet) : O nuit brillante

Franz Gruber (arr. Christopher Rathbone) : Silent Night (Voici Noël)

 

L’ensemble NOVANTIQUA

Fondé et dirigé pendant 41 ans par Bernard Héritier, le chœur Novantiqua est dirigé depuis 2022 par Sylvain Jaccard. Fidèle à son nom (Nova & Antiqua), l’ensemble explore un vaste répertoire allant du chant grégorien aux créations contemporaines, avec une affection particulière pour la musique a cappella et les collaborations orchestrales majeures.

Prix : Prix Culturel de la Ville de Sion (1987), Premier Prix du Tournoi International de Musique à Rome (1995) et Prix de Consécration de l’État du Valais (2003).

Discographie & Rayonnement : Plus d’une quinzaine de disques enregistrés (Carmina Burana de Orff, Vêpres de la Vierge de Monteverdi, L’Arlésienne de Bizet) et une présence régulière dans les festivals en Suisse et à l’étranger.