concert-1 – Trio à cordes ATANASSOV

Grandson classique

Trio à cordes et piano ATANASSOV

 

 

PERCEVAL Gilles, violon

Sarah SULTAN, violoncelle

Pierre-Kaloyan ATANASSOV, piano

 Au programme:

Paul JUON                 Suite op. 89 en do majeur

Maurice RAVEL         (Le) Trio en la mineur

Franz SCHUBERT     Trio op. 100 en Mi bémol majeur

 

Château de Grandson, le 25 novembre 2018 à 17 h 00

www.trioatanassov.com

 

La connivence qui unit les trois interprètes depuis leur début en trio en 2007 est rendue possible par un état d’esprit commun reposant sur des valeurs partagées: intégrité et exigence artistique, curiosité musicale, simplicité humaine associée à un profond sens du partage. De ce travail d’artisan découle un jeu dont la clarté du discours, unanimement saluée, permet aux trois artistes de briller dans les principaux concours internationaux pour trio avec piano. Vainqueur des concours de Francfort et de Graz, le trio Atanassov est également lauréat des concours d’Osaka au Japon, de Trondheim en Norvège, « Joseph Haydn » à Vienne, ou encore « Joseph Joachim » à Weimar.

Pour son premier CD, le Trio Atanassov remporte un Diapason d’Or. Et Nicolas Derny met le doigt sur ce qui au fil des ans est devenu la marque de fabrique de l’Ensemble: des interprétations faites d’un alliage subtil d’émotion et de lisibilité.

Le Trio pour piano et cordes de Maurice Ravel est aussi magnifique que bien connu, le Trio opus 100 de Schubert fait partie des grandes pages magistrales de la musique classique, mais qu’en est-il de Paul JUON, qui devrait lui aussi subjuguer le public mélomane ?

Paul-Fiodorovitch JUON, surnommé le Brahms russe, est né à Moscou en 1872. Après des études  de violon et de composition (notamment chez Arenski) au Conservatoire de Moscou où il est condisciple de Rachmaninov, il part en 1894 se perfectionner à Berlin, puis y devient le titulaire de la chaire de composition de la Musikhochschule. En 1917, il est admis dans le cercle très prisé des « Compositeurs allemands » et en 1919, il est élu membre de l’Académie des Beaux-Arts de Berlin. En 1934 il quitte l’Allemagne nazie pour la Suisse dont sa famille est originaire. Il meurt en 1940 à Vevey, victime de l’oubli des Russes après la révolution d’octobre, des Allemands du fait du nazisme, et de l’Europe alors en pleine guerre. Redécouvert, il est aujourd’hui fort apprécié et réapparait dans nombre de programmes de concerts.

Et le Trio Atanassov, qui apprécie tout particulièrement Paul Juon, d’intégrer dans son répertoire des pièces de ce grand compositeur, qui de son vivant, unanimement reconnu, fut appelé le Brahms russe.